Le ministère de la Transition écologique a annoncé le 5 novembre 2026 une consultation publique sur un projet d’arrêté qui ajoute quatre observatoires à la liste des sites d’observation astronomique exceptionnels. Ces sites bénéficient d’une protection renforcée contre la pollution lumineuse. La consultation est ouverte depuis le 25 octobre et se termine le 16 novembre 2026 inclus.

Quatre observatoires dans le Lot, la Nièvre, la Dordogne et l’Isère

Le projet vise l’observatoire astronomique des Causses du Quercy à Saint-Martin-Labouval (Lot), porté par le parc naturel régional des Causses du Quercy. Il inclut l’observatoire de Château-Chinon (Nièvre), proposé par la ville. En Dordogne, l’observatoire de Nantheuil est soutenu par le parc naturel régional Périgord-Limousin, candidat au label Réserve internationale de ciel étoilé (RICE). En Isère, l’observatoire du Trièves, à Gresse-en-Vercors, est proposé par le parc du Vercors, déjà labellisé RICE.

Les règles s’appliquent dans un rayon de 10 kilomètres autour de chaque site. Elles découlent de l’article R. 583-4 du code de l’environnement et de deux arrêtés du 27 décembre 2018. Tous les parcs de luminaires doivent respecter les seuils fixés hors agglomération. La mise en lumière du patrimoine, des parcs et des jardins ne doit émettre aucune lumière au-dessus de l’horizontale. L’éclairage des chantiers est limité à une température de couleur de 3 000 kelvins. Le ministère précise que la qualité de ciel exigée n’impose pas de travaux aux collectivités du périmètre.

Les sites amateurs doivent être ouverts au public, accessibles aux personnes à mobilité réduite, disposer d’instruments ouverts aux visiteurs et proposer un programme régulier d’animations. Le 6 novembre au matin, la page comptait huit contributions. Le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises y demande l’ajout de trois sites : Guzet, Sabarat et le Val de Sos. L’organisme certificateur IRICE propose de publier les cercles de 10 kilomètres en données ouvertes, pour que les porteurs de projets sachent dès la conception s’ils sont concernés.

Le ministère rappelle que l’éclairage artificiel nocturne génère des dépenses d’énergie et a des effets négatifs avérés sur la biodiversité et la santé. Adapter les luminaires lors d’une installation ou d’une rénovation réduit ces nuisances et la facture.

Astrotourisme : ce que le classement apporte aux destinations

Pour les territoires concernés, le statut protège une ressource qui se valorise en nuitées et en sorties guidées. Selon la fiche de consultation, il aide à obtenir le label RICE ou celui de territoire étoilé de l’ANPCEN. Offices de tourisme, parcs et hébergeurs peuvent déposer un avis en ligne jusqu’au 16 novembre.

Pour aller plus loin

Qualité du ciel nocturne : consultation publique pour quatre nouveaux sites astronomiques
Communiqué du 5 novembre 2026
Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 27 décembre 2018
Consultation du 25 octobre au 16 novembre 2026

Sources :
Ministère de la Transition écologique, « Qualité du ciel nocturne : ouverture d’une consultation publique pour intégrer quatre nouveaux sites astronomiques exceptionnels », 5 novembre 2026
Ministère de la Transition écologique, consultation publique sur le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 27 décembre 2018, 25 octobre 2026

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Écrit par

Pierre Bouton
Pierre Bouton
Fondateur de PanoraVeille et directeur de la Fédération des offices de tourisme de Bretagne. Plus de 15 ans à travailler dans le tourisme et passionné par les technologies et le développement.
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