Le label environnemental Clef Verte a détaillé la refonte de son processus de labellisation pour se conformer à la directive européenne EmpCo, entrée en application en septembre 2026. Il prépare aussi un nouveau référentiel de critères pour la période 2027-2031. L'objectif affiché : valoriser des engagements évalués et justifiés par des preuves vérifiables.

Directive EmpCo : des allégations environnementales à prouver

Adoptée en février 2024, la directive (UE) 2024/825 vise à mieux protéger les consommateurs contre les pratiques commerciales trompeuses et à faciliter des choix de consommation durable plus éclairés. Elle encadre les allégations environnementales et les labels de durabilité. Le label définit l'écoblanchiment comme le fait de donner d'un établissement une image plus écologique que ses pratiques réelles. Les mentions générales comme « hôtel vert » ou « respectueux de l'environnement » ne suffisent plus. La Clef Verte donne un exemple : un établissement pourra préciser qu'il satisfait 12 critères du référentiel liés à l'eau plutôt que d'écrire « Je m'engage pour la préservation de l'eau ». Toute donnée chiffrée associée devra être justifiée.

Label Clef Verte : audits 100 % externalisés et validité de deux ans

La direction internationale du programme, Green Key, basée au Danemark, a harmonisé la labellisation entre les pays. Fin septembre, le Danak, organisme d'accréditation danois équivalent du Cofrac, a confirmé que les nouveaux processus sont alignés avec la directive. Les audits finaux sont désormais entièrement externalisés, délégués et supervisés par un organisme de certification. La validité du label passe à deux ans, avec une étape de surveillance à distance portant sur 12 critères.

L'équipe Clef Verte n'accompagne plus les établissements qu'en amont de l'audit. Elle développe en parallèle des formats collectifs : webinaires et sessions de formation avec les territoires et les chaînes hôtelières.

Le référentiel 2027-2031 couvrira sept domaines : gestion durable, sensibilisation des clients, eau, énergie et carbone, déchets, achats et environnement de vie. Le label rappelle qu'une labellisation n'atteste pas l'absence d'impact, mais un engagement évalué selon un référentiel précis.

Ce que cela change pour les hôteliers et les hébergeurs

Pour les hôteliers et les autres hébergeurs labellisés, le premier chantier porte sur les supports de communication : chaque engagement annoncé doit reposer sur une preuve. La validité de deux ans modifie aussi le rythme de renouvellement. Les offices de tourisme et partenaires institutionnels peuvent s'appuyer sur ces démarches alignées sur EmpCo pour mobiliser leurs réseaux de prestataires. Côté voyageurs, le label met en avant un repère plus fiable au moment de choisir un hébergement.

Pour aller plus loin

Directive EmpCo : la Clef Verte renforce ses exigences
Nouveau processus de labellisation, audits externalisés et référentiel 2027-2031.
Directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024
Texte officiel de la directive sur l'autonomisation des consommateurs pour la transition verte (EmpCo).

Sources :

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Écrit par

Pierre BOUTON
Pierre BOUTON
Fondateur de PanoraVeille et directeur de la Fédération des offices de tourisme de Bretagne. Plus de 15 ans à travailler dans le tourisme et passionné par les technologies et le développement.

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