DATAtourisme : DM2find.ai réutilise l'API nationale pour ses assistants IA
La société néerlandaise DM2find.ai alimente ses assistants IA pour les destinations françaises avec l'API DATAtourisme, qui a aussi contribué à la norme ISO 20525:2026.
La société néerlandaise DM2find.ai alimente ses assistants IA pour les destinations françaises avec l'API DATAtourisme, qui a aussi contribué à la norme ISO 20525:2026.
Le 26 octobre 2026, DATAtourisme, la plateforme nationale des données touristiques pilotée par ADN Tourisme, a publié le portrait de DM2find.ai. Cette société néerlandaise, fondée par Martijn Hovinga, conçoit des assistants touristiques fondés sur l'intelligence artificielle. Pour les destinations françaises, ces assistants puisent leurs réponses dans l'API DATAtourisme.
Selon DATAtourisme, le service compte « des centaines d'assistants dans 37 pays ». Le voyageur n'installe aucune application et ne crée aucun compte. Les assistants répondent sur des canaux comme Telegram ou WhatsApp, et des interfaces vocales fonctionnent déjà. Une organisation de gestion de destination peut les intégrer à ses propres services, avec son identité visuelle. L'entreprise dit privilégier des technologies et un hébergement européens. Sur sa page consacrée aux destinations, DM2find distingue les assistants alimentés par un « flux officiel » de ceux bâtis sur des « sources publiques ».
Aux Pays-Bas, DM2find s'appuie sur Touripedia, l'équivalent néerlandais de DATAtourisme. Le NBTC, homologue d'Atout France, en reprendra la responsabilité en 2027. Les deux plateformes partagent le même modèle de données, ce qui simplifie le travail d'un réutilisateur présent dans les deux pays. Martijn Hovinga le formule ainsi : « Les données touristiques sont une richesse lorsqu'elles sont accessibles et faciles à exploiter. »
Dix jours plus tôt, le 16 octobre 2026, DATAtourisme annonçait sa contribution à la norme ISO 20525:2026, « Tourisme et services connexes. Sémantique appliquée aux destinations touristiques ». Le texte fixe une structure commune pour décrire les destinations, leurs offres et leurs services. Quatre pays y ont travaillé pendant deux ans : Espagne, France, Allemagne et Autriche. DATAtourisme a siégé dans le groupe de travail international via son expert, au titre de l'AFNOR. SEGITTUR revendique le pilotage espagnol des travaux, menés au sein du comité ISO/TC 228.
Les données de DATAtourisme viennent du réseau institutionnel : offices de tourisme, ADT et CRT, soit environ 1 200 structures selon la plateforme. Chaque territoire les saisit dans son système d'information touristique (SIT). DATAtourisme les agrège ensuite dans un modèle sémantique commun, appuyé sur Schema.org, Dublin Core ou FOAF. Le cas DM2find illustre ce trajet : une fiche saisie localement peut, via l'API nationale, alimenter un assistant conversationnel. Pour DATAtourisme, son ontologie et son API forment une base indépendante des outils métiers des territoires, qui aide OT, ADT et CRT à diffuser leurs données qualifiées vers de nouveaux services, y compris d'IA.
Prochaine échéance côté réutilisation : la plateforme Diffuseur n'accepte plus de nouveaux flux depuis octobre 2026 et fermera en octobre 2027. L'API, gratuite sur inscription et placée sous Licence Ouverte d'Etalab, devient le mode d'accès privilégié.
Sources :