Changement climatique et tourisme : l'ANETT relaie une enquête nationale ATD-Ramboll
L'ANETT relaie une enquête nationale d'ATD et Ramboll sur les impacts du changement climatique sur le tourisme. Le point sur la TRACC, le PNACC-3 et les outils pour les élus.
Enquête nationale sur le climat et les activités touristiques
Le texte complet de l'actualité est réservé aux adhérents de l'ANETT. La partie publique ne donne ni le lien du questionnaire, ni la date limite de réponse, ni de premiers résultats.
Ramboll travaille déjà sur ce terrain. Le cabinet propose AdapTour, un autodiagnostic des risques climatiques conçu pour le tourisme et développé en 2024. L'outil a une double entrée, entreprises et territoires. Il couvre près d'une vingtaine d'aléas, dont les inondations, les feux de forêt, les canicules, la baisse de l'enneigement et la diminution de la biodiversité. Il mesure les vulnérabilités et les capacités d'adaptation, puis aide à préparer un plan d'action. Il intègre les données de la TRACC.
TRACC et PNACC-3 : le cadre de l'adaptation du tourisme
La trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC) fixe le cadre commun. Pour l'Hexagone et la Corse, elle retient +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 par rapport à l'ère préindustrielle. Elle repose sur un scénario tendanciel de +3 °C au niveau mondial. Selon le ministère de la Transition écologique, la France l'a inscrite dans son cadre juridique le 23 janvier 2026.
Le point d'avancement du PNACC-3 publié le 17 juin 2026 recense 52 mesures nationales et plus de 300 actions, dont 85 % sont engagées. La mesure 35 vise à « accompagner l'adaptation du secteur du tourisme ». Le document n'en détaille ni l'état d'avancement ni le calendrier. Deux autres mesures touchent des territoires touristiques : le recul du trait de côte (mesure 4) et les risques glaciaires et périglaciaires en montagne (mesure 6).
Ce que cela change pour les élus, offices de tourisme et stations
Pour les communes, l'enquête ATD et Ramboll doit donner une lecture de terrain des effets du climat sur l'activité. Les offices de tourisme peuvent la relayer auprès de leurs prestataires pour élargir l'échantillon. Les élus disposent déjà du « patch +4 °C » de Météo-France, de l'Ademe et du Cerema. Avec un simple code postal, il montre l'aggravation possible de la chaleur, des précipitations, de la sécheresse des sols, des feux de forêt et de la submersion marine. Les stations de montagne et du littoral y trouveront une base pour leurs diagnostics. La prochaine étape reste la publication des résultats, dont la date n'est pas annoncée dans la partie publique.
Fondateur de PanoraVeille et directeur de la Fédération des offices de tourisme de Bretagne. Plus de 15 ans à travailler dans le tourisme et passionné par les technologies et le développement.