Édito
Ce mois de mars 2026, le secteur touristique navigue entre courants contraires. D'un côté, les signaux de croissance sont là : l'IATA projette un doublement du trafic aérien mondial d'ici 2050, Mandarin Oriental affiche des performances record, et les investissements hôteliers ne faiblissent pas. De l'autre, les vents contraires soufflent fort : la flambée du pétrole contraint SAS à annuler plus d'un millier de vols, British Airways suspend ses liaisons vers le Moyen-Orient, et la géopolitique continue de redessiner les cartes. Nous observons aussi une mutation profonde des comportements : le « quiet traveling » traduit une aspiration croissante à des vacances apaisées, loin du surtourisme. Et dans les coulisses, l'intelligence artificielle ne se contente plus d'assister — elle redistribue les cartes de la distribution. Accor dialogue avec ChatGPT, eDreams déploie ses agents IA, et les offices de tourisme doivent repenser leur visibilité dans un monde où Google n'est plus le seul point d'entrée. La question n'est plus de savoir si le tourisme se transforme, mais à quelle vitesse nous saurons nous adapter.