Disneyland Paris publie les résultats de sa stratégie environnementale à l'horizon 2030
Émissions directes en baisse de 16 % depuis 2019, eau potable en recul de 15 % depuis 2012 : Disneyland Paris détaille les résultats chiffrés de sa stratégie environnementale.
Disneyland Paris a publié le 4 novembre 2026 sur sa salle de presse un livret de résultats de sa stratégie environnementale. L'entreprise, qui se présente comme la première destination touristique d'Europe, organise sa démarche autour de cinq piliers : émissions, eau, matériaux et déchets, construction durable, biodiversité. Elle vise des objectifs fixés à 2030.
Émissions et eau : les résultats chiffrés de Disneyland Paris
Sur ses opérations directes (scopes 1 et 2), la destination annonce une baisse de 16 % de ses émissions entre 2019 et 2025. Elle cite trois leviers : la géothermie, utilisée depuis 2017, l'une des plus grandes centrales photovoltaïques en ombrières d'Europe, installée sur le parking visiteurs, et une thermofrigopompe récente. La géothermie couvre chaque année 18 % des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire des deux parcs et du Disneyland Hotel.
La consommation d'eau potable a baissé de 15 % entre 2012 et 2025. La station de traitement des eaux usées, lancée en 2013, permet d'économiser plus de 300 000 m³ d'eau potable par an. De nouvelles chasses d'eau ont fait économiser 210 000 m³ entre 2023 et 2025. Le plan d'eau de Disney Adventure Bay est rempli à l'eau de pluie, et des sondes pilotent l'arrosage des parterres de Disney Adventure World et du Parc Disneyland.
Déchets et biodiversité : des leviers pour les sites de loisirs
En 2024-2025, 31 tonnes de costumes de travail ont été collectées et transformées en feutre isolant. Deux bâtiments récents, construits en coulisses, ont obtenu la certification BREEAM, qui évalue notamment l'efficacité énergétique, la gestion de l'eau, les émissions de gaz à effet de serre, la qualité de l'air intérieur et les matériaux. Les véhicules de l'attraction Raiponce Tangled Spin récupèrent l'énergie au freinage, de quoi couvrir 7 % de sa consommation. L'entreprise dit aussi réduire les emballages et le gaspillage alimentaire dans ses buffets et restaurants. Les espaces verts sont gérés par écopâturage et gestion différenciée, avec prairies fleuries et vergers conservatoires. La gestion différenciée adapte le niveau d'entretien de chaque espace vert à son usage. Disneyland Paris indique enfin mener des actions de sensibilisation auprès des visiteurs, des salariés et des habitants.
Pour les parcs de loisirs, campings et hébergeurs, ces chiffres donnent des ordres de grandeur sur des leviers transposables : réutilisation des eaux usées, pilotage de l'arrosage, énergie solaire sur les parkings, seconde vie des textiles. Il s'agit de données déclarées par l'entreprise. Le livret ne mentionne pas d'audit externe et ne détaille pas les objectifs chiffrés pour 2030.
Fondateur de PanoraVeille et directeur de la Fédération des offices de tourisme de Bretagne. Plus de 15 ans à travailler dans le tourisme et passionné par les technologies et le développement.